Bővebb ismertető
PREFACE
On ne peut citer le nom de Malherbe sans que se présentent a la mémoire les vers que Boileau lui a consacrés :
Enfin Malherbe vint et le premier en France Fit sentir dans les vers une juste cadence, etc.
C'est vraiment une chose extraordinaire que la gloire de ce poete qui s'est toujours, avec une audace magnifique, déclaré grand poete, que ses contemporains ont considéré comme tel et auquel la postérité donne encore ce nom. Cela est d'autant plus curieux que c'est un homme qui a peu écrit, qui a commencé tard a faire des vers, qui ne goutait point la nature, qui n'était nullement sentimental et qui affecta plus d'une fois de dédaigner la poésie.
Comment mérita-t-il donc ce titre? Par la forme, par une pensée précise, par une langue pure, par une technique rigoureuse et parce qu'il fut le premier a voir nettement la valeur de ces qualités, a les exiger pour son art, a les présenter dans ses oeuvres. Il avait la chance d'avoir derriere lui un passé riche en poésie de fonds, il tria, épura cet héritage, il prépara directement la venue des grands classiques du xvile siecle. Par contre, on peut le rendre responsable dans une certaine mesure de l'appauvrissement, du tarissement de notre poésie lyrique jusqu'au Romantisme.
« Messire François de Malhei'be » appartenait a une assez illustre maison normande, les Malherbe de Saint-Agnan,
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